Installés

Après 3 mois de travaux très intensifs, nous voilà installés dans notre maison à la campagne.

Une nouvelle vie commence. Un nouveau départ.

Je me sens bien, juste bien… Tout simplement.

Je ne ressens plus le besoin d’écrire ici pour le moment, ni de lire les blogs de mes consoeurs d’infortune.

Je ne suis pas maman, mais je ne me définis pas par cette absence. Je ne suis pas une femme « sans ». Je suis une femme avec un mari, une jolie maison, un jardin, des amis, une famille, un métier, des passions, des envies …

Il y aura bien sûr encore des larmes qui couleront de temps en temps mais une page se tourne.

Ma vie n’est pas celle que j’avais imaginée, mais je n’en voudrais pas une autre !

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Je ne suis pas une femme sans enfant…

Nous ne serons pas parents mais nous avons des enfants chers à nos cœurs dans notre vie avec qui nous passons de superbes moments (d’ailleurs j’ai bien conscience que nous n’avons QUE les bons moments …) Nous apprécions tellement d’être « marraine et tonton » pour ces p’tits bouts et la relation qui se construit, années après années.

Maison de famille

Vous vous souvenez de mon bouillonnement du mois de février ?

Un dimanche soir, j’envoie un message à mon homme lui disant :

Et si on achetait une maison ? Ou qu’on faisait le tour du monde ? Et si je changeais d’école ? Ou que je reprenais des études ?

L’homme en question, que mes interrogations multiples ne perturbent plus des masses, s’est directement connecté sur le bon coin et les annonces immobilières (il a retenu la première option). Cela fait juste des années qu’il regarde toutes les offres de maison dans le secteur (mais ce n’est pas le moment avec la pma … et puis notre appart est très bien pour avoir un enfant … et on n’a pas besoin d’une maison si on n’est que nous deux … )

Une semaine plus tard (il est du style efficace mon homme), nous faisions une offre pour une maison et le 22 mars on signait le compromis chez le notaire ! Et si tout se passe bien, en juin nous serons propriétaires d’une p’tite bicoque ancienne qui sera parfaite pour nous deux ! Elle est plutôt en bon état, mais nous avons de quoi nous retrousser les manches pour la remettre au goût du jour. Ça tombe bien, je cherchais du projet à long terme !

Depuis on est très occupés à imaginer l’aménagement de notre futur nid, à budgétiser les travaux de rénovation, à concevoir des plans de cuisine, à rêver sur Pinterest et … Leroy Merlin, à remplir des paperasses, à courir après les devis et j’en passe !

J’ai l’impression de tourner une page : dans cet appartement, nous nous étions projetés avec un enfant, nous avions même aménagé une pièce dans l’optique d’en faire une chambre d’enfant (je me souviens du choix du sol le plus adapté à un bébé…). C’est l’appartement où mon père est né, où je suis née … On coupe la chaîne que de toute façon nous ne pourrons pas perpétuer.

J’ai fait du chemin, moi qui trouvais que les maisons étaient réservées aux familles ou alors j’admets que nous sommes une famille, juste lui et moi.

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Allez, un p’tit bémol quand même, histoire de ne pas imaginer qu’on tourne la page aussi facilement, la nuit dernière je me suis réveillée en me demandant où on allait placer la table à langer dans notre toute petite salle de bain. Mon rêve était si réaliste qu’il m’a fallu quelques secondes pour réaliser qu’on n’aurait jamais besoin de table à langer …

(Et si je vous dis qu’à 2h du matin j’ai quand même regardé sur internet comment nous aurions pu faire, vous allez trouver que mon cas n’est pas encore réglé).

 

 

 

 

 

 

Bouillonnement

Mes journées sont remplies de multiples activités mais je bouillonne intérieurement… J’ai l’impression de faire du remplissage… J’ai besoin de plus, d’autre chose, de quelque chose qui change. Je ne supporte pas l’idée que notre vie, si confortable soit-elle, soit la même pour les 30 ans à venir … Même école, même appart, même loisirs… J’ai besoin d’un projet à long terme, d’un objectif qui me fait regarder vers l’avenir. Je ne veux plus continuer à vivre au jour le jour, avec pour seule échéance les prochaines vacances…

Ce n’est pas dame nature qui va nous apporter du changement, alors c’est à nous de le créer ! Encore faut-il savoir quoi changer … dans quelle direction aller…

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Dis ?

Dialogue avec ma p’tite filleule :

  • Quand est-ce que tu auras des enfants ? 
  • Je n’en aurai pas…
  • Tu ne veux pas en avoir dans cet appartement ? 
  • C’est que je ne peux pas en avoir.
  • Pourquoi ? Le juge ne veut pas ? 
  • Non ce n’est pas ça… Le bébés grandissent dans le ventre des mamans et mon ventre il ne marche pas pour ça. 
  • Ah … Mais c’est pas grave, tu as ton mari, ton chien, … et moi ! 

Check

Il y a bientôt deux ans je publiais la liste de mes regrets, tout ce que je ne pourrai jamais faire avec mes enfants.

Il y a des choses qui restent impossibles, mais pour certaines, je peux maintenant mettre une petite croix devant : check !

Alors bien sûr, pas avec mes propres enfants, mais avec mes filleuls, mes élèves, …Ca ne remplace pas, ce n’est pas pareil… mais rien ne sert de comparer, j’essaie seulement de savourer.

  • Regarder mon chéri faire tournoyer une demoiselle sur un tourniquet pendant qu’elle hurle Encore encore.
  • Recevoir les câlins et les sourires de deux grands garçons.
  • Épingler des dessins avec des je t’aime aux murs de ma classe ou les aimanter sur mon frigo.
  • Façonner des hérissons en pâte à sel comme ceux que j’avais fait petite avec ma maman.
  • Disputer d’âpres parties de puissance 4 comme du temps de mes vacances chez ma mamie.
  • Apprendre à ma filleule comment incorporer délicatement les blancs en neige dans la pâte comme me l’avait montré ma mémé.
  • S’asseoir par terre au milieu du tas de légos pour assembler « la plus belle des maisons ».
  • Et pour le « être appelée maman », j’y ai souvent le droit avec mes p’tits cp …

 

 

 

Ça ne pouvait pas durer !

J’ai toujours eu des périodes sans et des périodes avec, des semaines où tout va bien, où je me sens prête à tout, où j’ai l’impression que cette fois-ci, c’est la bonne, je tiens le bon bout … et puis tout à coup, j’ai tant de mal à me lever, à trouver du sens à ce que je fais, et je ne souhaite que me pelotonner au fond de mon lit.

Depuis novembre, exit la salle de sport, les rituels matinaux et autres bonnes résolutions. Et bonjour les questions existentielles, les doutes et la culpabilité de me laisser aller.

On rajoute par dessus ça une bonne semaine de grippe, quelques mauvaises nouvelles dans mon entourage et l’impuissance face aux tragédies humaines qui se jouent en ce moment.

Et puis il y a Noël ! Je pensais que cette année, ça irait, que c’est bon, je gère. Pas besoin de s’enfuir à l’étranger comme l’an passé.

J’aurais tant voulu décorer le sapin avec mes enfants, déambuler ensemble dans un marché de noël, préparer des bredele en famille, leur faire croire au Père Noël, voir leurs yeux briller en ouvrant leurs paquets, bref vivre toute cette magie de Noël qu’on nous vend par kilos en ce moment … Ma belle-mère l’a bien dit : Noël de toute façon c’est pour les enfants !

Et quand j’y pense, j’ai les larmes qui montent et le cœur qui se serre.

La bonne nouvelle c’est que rien ne dure…

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Le test !

Cet après-midi, ma cousine et son mari sont venus prendre le goûter avec leur petite fille d’un an…

Que d’appréhension pour cette rencontre : je n’avais encore jamais vu cette demoiselle.  Lors de leur dernière visite en Alsace, il y a quelques mois, je n’avais pas eu le courage de les voir (ou alors j’ai été assez sage pour me préserver, question de point de vue). C’est le seul bébé de la famille …

Cette nuit,  mon cerveau m’a tenue réveillée de  1h30 à 5h… (J’en ai profité pour finir de lire Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates).

Je ne savais pas comment j’allais réagir. Je me sens plutôt en paix avec ma non-maternité depuis la rentrée mais j’ai vécu en milieu protégé : pas de femmes enceintes, d’annonces de grossesse ni même de bébés autour de moi …  Alors est-ce que je n’allais pas craquer devant la petite puce ? devant les parents béas d’admiration ? Est-ce que je n’allais pas retomber de haut ?

Les voilà maintenant repartis et verdict : ça va !  Elle y a pourtant mis du sien pour me faire craquer : sourires et rires à gogo, grands yeux curieux, petits points serrés autour de mes doigts pour la faire marcher dans l’appartement, coucou de la main pour dire au revoir, et même pas de pleurs !

Alors j’ai le coeur un peu gros ce soir, mais pas de crise de larmes ou de gros coup de blues en vue. Juste besoin d’une soirée cocooning … d’ailleurs je vais de ce pas me glisser sous un plaid et admirer le beau sapin fabriqué par mon chéri ( et que je n’aurai pas besoin de surveiller pour empêcher des petites mains de le faire dégringoler !).

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Une nouvelle aventure …

Des mois déjà que l’idée me taraudait, même si je n’en parlais pas. Je ne voulais pas d’avis extérieurs !

J’ai parcouru de long en large les sites de parrainages d’enfants à l’étranger mais seulement envoyer un chèque ne me suffisait pas. L’envie de transmettre, de partager était toujours là.

Cet été j’ai découvert sur internet l’association « Dessine moi une passerelle » qui propose du parrainage de proximité mais mon mail est resté à l’état de brouillon jusqu’à début novembre, le temps de réfléchir et d’en discuter avec mon homme.

Et puis tout est allé très vite, le 2 novembre j’ai pris contact avec l’assoc., le 5 nous sommes allés à une réunion d’information, jeudi dernier j’ai rencontré une famille en demande d’une marraine, et cet après-midi nous avons accueilli pour la première fois la petite M., 7 ans.

J’étais très tendue ce matin et j’ai eu une grosse crise de doute sur le bien-fondé de notre démarche … Et puis ce premier après-midi m’a vraiment réconforté sur notre légitimité : c’est une gamine attachante, vivante, démonstrative, qui profite à fond de ce qu’on lui propose. Elle s’est éclatée avec le chien (qui roupille depuis), on a marché plus d’une heure pour profiter du soleil, avant de rentrer faire un gâteau au chocolat pour le goûter. Des activités simples, qui lui ont plu et que nous avons aimé partager avec elle.

Le contrat est clair, je suis sa marraine, mon rôle est de lui proposer d’autres horizons que son quotidien qui n’est pas toujours facile et elle de son côté déborde d’affection à partager… Tout le monde est gagnant au fond ! Il n’est pas question de « remplacer » ou de « combler », c’est simplement une autre aventure…

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