Basta !

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Même si on me donnait une baguette magique pour tomber enceinte je n’en voudrais pas. C’est fini, c’est derrière nous tout ça … J’ai passé tant d’années à le désirer ardemment, à me battre pour … et maintenant je n’ai plus envie. Nous nous sommes construits une vie sans enfant, et même s’il restera toujours des moments difficiles, je suis heureuse comme ça !

Comme hors du monde

Notre dernier couple d’amis (hétéros) nous a annoncé qu’ils attendaient des jumelles pour le mois de juin. Nous sommes donc désormais le seul couple sans enfant de notre cercle d’amis … Et ça me fait mal… J’ai des amies chères à mon coeur, mais personne qui partage un quotidien similaire au mien. Je me suis même inscrite sur un site de rencontres amicales, pour l’instant sans succès. Il y a surtout des mères célibataires voulant partager leurs sorties au parc !

Samedi, j’ai fait un stage de vannerie (passionnant en lui-même). Au sujet des discussions : la différence entre être parents et grands-parents, les difficultés du dernier trimestre de grossesse, les modes de garde, les choix d’orientation et les voyages initiatiques des plus grands … Il va sans dire que j’étais la seule à ne pas avoir d’enfant.

Dans le train, j’ai commencé Petites recettes de bonheur pour les temps difficiles, un roman épistolaire entre deux femmes … qui échangent notamment conseils d’éducation et doléances maternelles.

J’ai laissé tomber pour entamer un autre roman léger, Le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie. Pauline vient d’être plaquée par son mari juste avant leurs 10 ans de mariage, elle est en pleine dépression, elle vit chez ses parents, ne mange plus … mais « il reste un moment, un seul dans ces longues journées, capable de me gorger de bonheur… sa toute petite voix vient percuter mon coeur : »Bonzour Maman! Ses bras s’enroulent autour de mon cou et ses lèvres font éclater un baiser sonore et mouillé sur ma joue ».

Fais chier.

Je me suis achetée un magazine de jardinage. Heureusement il n’y a avait aucune pub pour des balançoires ou autres bacs à sable.

 

Installés

Après 3 mois de travaux très intensifs, nous voilà installés dans notre maison à la campagne.

Une nouvelle vie commence. Un nouveau départ.

Je me sens bien, juste bien… Tout simplement.

Je ne ressens plus le besoin d’écrire ici pour le moment, ni de lire les blogs de mes consoeurs d’infortune.

Je ne suis pas maman, mais je ne me définis pas par cette absence. Je ne suis pas une femme « sans ». Je suis une femme avec un mari, une jolie maison, un jardin, des amis, une famille, un métier, des passions, des envies …

Il y aura bien sûr encore des larmes qui couleront de temps en temps mais une page se tourne.

Ma vie n’est pas celle que j’avais imaginée, mais je n’en voudrais pas une autre !

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Je ne suis pas une femme sans enfant…

Nous ne serons pas parents mais nous avons des enfants chers à nos cœurs dans notre vie avec qui nous passons de superbes moments (d’ailleurs j’ai bien conscience que nous n’avons QUE les bons moments …) Nous apprécions tellement d’être « marraine et tonton » pour ces p’tits bouts et la relation qui se construit, années après années.

Maison de famille

Vous vous souvenez de mon bouillonnement du mois de février ?

Un dimanche soir, j’envoie un message à mon homme lui disant :

Et si on achetait une maison ? Ou qu’on faisait le tour du monde ? Et si je changeais d’école ? Ou que je reprenais des études ?

L’homme en question, que mes interrogations multiples ne perturbent plus des masses, s’est directement connecté sur le bon coin et les annonces immobilières (il a retenu la première option). Cela fait juste des années qu’il regarde toutes les offres de maison dans le secteur (mais ce n’est pas le moment avec la pma … et puis notre appart est très bien pour avoir un enfant … et on n’a pas besoin d’une maison si on n’est que nous deux … )

Une semaine plus tard (il est du style efficace mon homme), nous faisions une offre pour une maison et le 22 mars on signait le compromis chez le notaire ! Et si tout se passe bien, en juin nous serons propriétaires d’une p’tite bicoque ancienne qui sera parfaite pour nous deux ! Elle est plutôt en bon état, mais nous avons de quoi nous retrousser les manches pour la remettre au goût du jour. Ça tombe bien, je cherchais du projet à long terme !

Depuis on est très occupés à imaginer l’aménagement de notre futur nid, à budgétiser les travaux de rénovation, à concevoir des plans de cuisine, à rêver sur Pinterest et … Leroy Merlin, à remplir des paperasses, à courir après les devis et j’en passe !

J’ai l’impression de tourner une page : dans cet appartement, nous nous étions projetés avec un enfant, nous avions même aménagé une pièce dans l’optique d’en faire une chambre d’enfant (je me souviens du choix du sol le plus adapté à un bébé…). C’est l’appartement où mon père est né, où je suis née … On coupe la chaîne que de toute façon nous ne pourrons pas perpétuer.

J’ai fait du chemin, moi qui trouvais que les maisons étaient réservées aux familles ou alors j’admets que nous sommes une famille, juste lui et moi.

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Allez, un p’tit bémol quand même, histoire de ne pas imaginer qu’on tourne la page aussi facilement, la nuit dernière je me suis réveillée en me demandant où on allait placer la table à langer dans notre toute petite salle de bain. Mon rêve était si réaliste qu’il m’a fallu quelques secondes pour réaliser qu’on n’aurait jamais besoin de table à langer …

(Et si je vous dis qu’à 2h du matin j’ai quand même regardé sur internet comment nous aurions pu faire, vous allez trouver que mon cas n’est pas encore réglé).

 

 

 

 

 

 

Bouillonnement

Mes journées sont remplies de multiples activités mais je bouillonne intérieurement… J’ai l’impression de faire du remplissage… J’ai besoin de plus, d’autre chose, de quelque chose qui change. Je ne supporte pas l’idée que notre vie, si confortable soit-elle, soit la même pour les 30 ans à venir … Même école, même appart, même loisirs… J’ai besoin d’un projet à long terme, d’un objectif qui me fait regarder vers l’avenir. Je ne veux plus continuer à vivre au jour le jour, avec pour seule échéance les prochaines vacances…

Ce n’est pas dame nature qui va nous apporter du changement, alors c’est à nous de le créer ! Encore faut-il savoir quoi changer … dans quelle direction aller…

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Dis ?

Dialogue avec ma p’tite filleule :

  • Quand est-ce que tu auras des enfants ? 
  • Je n’en aurai pas…
  • Tu ne veux pas en avoir dans cet appartement ? 
  • C’est que je ne peux pas en avoir.
  • Pourquoi ? Le juge ne veut pas ? 
  • Non ce n’est pas ça… Le bébés grandissent dans le ventre des mamans et mon ventre il ne marche pas pour ça. 
  • Ah … Mais c’est pas grave, tu as ton mari, ton chien, … et moi ! 

Check

Il y a bientôt deux ans je publiais la liste de mes regrets, tout ce que je ne pourrai jamais faire avec mes enfants.

Il y a des choses qui restent impossibles, mais pour certaines, je peux maintenant mettre une petite croix devant : check !

Alors bien sûr, pas avec mes propres enfants, mais avec mes filleuls, mes élèves, …Ca ne remplace pas, ce n’est pas pareil… mais rien ne sert de comparer, j’essaie seulement de savourer.

  • Regarder mon chéri faire tournoyer une demoiselle sur un tourniquet pendant qu’elle hurle Encore encore.
  • Recevoir les câlins et les sourires de deux grands garçons.
  • Épingler des dessins avec des je t’aime aux murs de ma classe ou les aimanter sur mon frigo.
  • Façonner des hérissons en pâte à sel comme ceux que j’avais fait petite avec ma maman.
  • Disputer d’âpres parties de puissance 4 comme du temps de mes vacances chez ma mamie.
  • Apprendre à ma filleule comment incorporer délicatement les blancs en neige dans la pâte comme me l’avait montré ma mémé.
  • S’asseoir par terre au milieu du tas de légos pour assembler « la plus belle des maisons ».
  • Et pour le « être appelée maman », j’y ai souvent le droit avec mes p’tits cp …

 

 

 

Ça ne pouvait pas durer !

J’ai toujours eu des périodes sans et des périodes avec, des semaines où tout va bien, où je me sens prête à tout, où j’ai l’impression que cette fois-ci, c’est la bonne, je tiens le bon bout … et puis tout à coup, j’ai tant de mal à me lever, à trouver du sens à ce que je fais, et je ne souhaite que me pelotonner au fond de mon lit.

Depuis novembre, exit la salle de sport, les rituels matinaux et autres bonnes résolutions. Et bonjour les questions existentielles, les doutes et la culpabilité de me laisser aller.

On rajoute par dessus ça une bonne semaine de grippe, quelques mauvaises nouvelles dans mon entourage et l’impuissance face aux tragédies humaines qui se jouent en ce moment.

Et puis il y a Noël ! Je pensais que cette année, ça irait, que c’est bon, je gère. Pas besoin de s’enfuir à l’étranger comme l’an passé.

J’aurais tant voulu décorer le sapin avec mes enfants, déambuler ensemble dans un marché de noël, préparer des bredele en famille, leur faire croire au Père Noël, voir leurs yeux briller en ouvrant leurs paquets, bref vivre toute cette magie de Noël qu’on nous vend par kilos en ce moment … Ma belle-mère l’a bien dit : Noël de toute façon c’est pour les enfants !

Et quand j’y pense, j’ai les larmes qui montent et le cœur qui se serre.

La bonne nouvelle c’est que rien ne dure…

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