Combler, remplir, compenser ?

Ce mois de juin est une pure folie… c’est souvent le cas avec l’école, mais particulièrement cette année.

Je ne cesse de courir dans tous les sens, les soirées, les week-end sont remplis. Pas le temps de souffler, pas le temps de me poser des questions. Je sens que je suis tendue comme un arc. Je dors mal, je mange mal, mon cerveau est en ébullition permanente.

Une part de ce stress est inévitable avec la fin d’année au boulot : kermesse, classe verte, sorties, bulletins, commandes, réunions, pots de départs, rangement, …

Mais j’en rajoute encore, j’accepte des invitations, je programme des week-end, des soirées. Je griffonne des « to do lists » à rallonge. Une part de moi-même est satisfaite de cette tension permanente. Je peux me dire que ma vie est très remplie malgré… Je ne perds pas un instant, je suis occupée au point de ne plus avoir le temps de passer un coup de fil.

Sauf que je ne vais pas bien et que mes yeux se remplissent de larmes à la moindre occasion.

Quand est-ce que cela deviendra moins douloureux ?

Un comble ?

Le début de semaine a été très difficile.

Ma cousine m’a d’abord annoncé triomphalement sa grossesse. J’ai ressenti un terrible sentiment de jalousie … même si je n’envie pas du tout sa situation !

Et puis mes règles ont débarqué, abondantes, douloureuses, … et des torrents de larmes les ont accompagnées. J’ai passé quatre jours vraiment difficiles, physiquement et moralement.

Une idée m’est passée par la tête : et si je prenais une contraception … histoire de me débarrasser de ces douloureuses ? Autant je les acceptais quand j’y voyais un signe de fertilité, autant maintenant elles me sont quasi insupportables. Comme si dame nature me faisait régulièrement un pied de nez !

Alors évidemment cette idée me tord les boyaux, car elle signifie renoncer définitivement à l’espoir ténu qui se niche au fond de moi d’un petit miracle …