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Journée de pré-rentrée : une collègue, remplaçante rattachée à notre école, trouve que ma gourde ressemble à un biberon. Et enchaîne en me demandant si je n’ai pas envie de faire un bébé pour en avoir des vrais de biberons (passons sur la logique).

Je me suis contentée de ne pas répondre et de continuer ce que j’étais en train de faire. Sans cogiter des heures durant.

Il n’y a pas si longtemps ça m’aurait noué le bide…

Toujours pareil … ou presque

Concernant mes états d’âme, les articles se suivent et se ressemblent : la vie continue avec ses hauts et ses bas . Certains jours je vis très bien ma non-maternité et d’autres beaucoup moins…

J’ai profité de nos vacances en tête à tête, j’ai adoré pouvoir me consacrer totalement à ce qui me passionne … et mon coeur s’est serré face à de jeunes parents tenant la main de leur bambin qui se lançait pour la première fois à l’assaut des vagues.

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Un après-midi en terrasse, je me suis consacrée à mes croquis pendant que mon mari était plongé dans son roman et je me suis réjouie de ne pas avoir à supporter les deux gamins de la table voisine … mais j’ai versé quelques larmes en rendant mes deux supers filleuls à leurs parents après une semaine passée ensemble.

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Niveau médical, y’a du neuf par contre (et je m’en serais bien passée) ! Un mois et demi de règles et la galère pour trouver un gynéco au mois d’août : je tombe sur un médecin relativement jeune, plein de tact, qui prend le temps de m’écouter et de m’expliquer sans pour autant prendre un ton paternaliste (et qui, ayant travaillé dans le centre de pma où j’étais suivie, partage mon avis sur celui-ci)

Et là j’apprends que j’ai de l’adénomyose (une forme d’endométriose, mais qui reste interne à l’utérus) : c’est l’endomètre qui colonise le muscle utérin. (Artémise, Chapi Chapo, je rejoins le club … ) Pour lui, les clichés de l’échographie et l’examen clinique associés à mes symptômes ne font aucun doute ! Et ceci explique mes douleurs pendant les règles, leur abondance, les caillots de sang (désolée pour les détails) … Et vu qu’elle génère un terrain inflammatoire, l’adénomyose peut aussi être en partie responsable de mes problèmes digestifs. Sans parler de son rôle dans l’infertilité (en plus de mes ovaires incapables de pondre un oeuf, et de mon utérus à la forme inhospitalière)… Décidément Dame Nature a été généreuse !

Et je suis repartie de son cabinet avec une ordonnance pour une pilule à base de progestatifs… Il m’a conseillé de voir ça comme un traitement plutôt que comme un contraceptif. Soit.

J’ai pu lui poser plein de questions, mais il m’en reste une : Comment se fait-il que le diagnostic tombe seulement maintenant après toutes ces années passées en PMA ?

Quel gâchis…

En attendant, je continue de saigner et d’avoir mal… Tout ça pour rien …