Joyeux Noël

J’adore les fêtes de Noël : allumer les bougies de la couronne de l’avent, préparer un calendrier de l’avent pour mon chéri, décorer l’appartement, emballer les cadeaux, confectionner des dizaines de sortes de bredele, …

Mais pas cette année …

Je m’étais tellement projetée dans des fêtes de Noël en famille.

J’avais imaginé ouvrir les fenêtres du calendrier de l’avent, choisir et décorer le sapin, flâner au marché de Noël et se réchauffer les doigts avec un cornet de marrons chauds, déposer une carotte pour l’âne du Saint-Nicolas, regarder les dessins animés de Noël en buvant du chocolat… J’avais rêvé des yeux brillants à l’ouverture des cadeaux, des bouilles pleines de chocolat, et des listes au Père Noël postées solennellement.

Alors cette année je n’ai pas le coeur à Noël. Et d’ailleurs nous prenons la poudre d’escampette, et nous partons en amoureux à Lisbonne. A la fois avec plaisir, et le coeur un peu serré…

Et j’espère que l’année prochaine je savourerai les fêtes, juste pour nous deux.

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Une belle rencontre

Un we à Paris, une balade dans le quartier de Saint Germain des Prés pour rencontrer Chapi Chapo, Artémise, Séverine et son Brice.

Un peu plus de trois heures avec des femmes (et un homme !) qui ont vécu et vivent des parcours similaires : vouloir un enfant, essayer, essayer encore, renoncer finalement, apprendre à vivre sans, et se fixer de nouveaux buts…

Quel soulagement de pouvoir parler avec des gens qui comprennent vraiment dans leurs tripes ce que tu ressens, et ce que tu vis.

Déballer son sac, parler des médecins, des traitements, des échecs, des remarques, des amis, des familles, de la société, de la norme, de l’avenir …

J’ai rencontré des femmes qui ne sont pas aigries, qui certes portent des regrets, des douleurs, … mais qui vont de l’avant, rient, font des projets et savent apprécier les côtés positifs de la vie sans enfant.

Malgré quelques larmes qui ont coulé, j’en suis sortie la tête haute et le sourire aux lèvres.

Et dans le train, j’ai lu Le premier jour du reste de ta vie. 

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Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort

Cet aphorisme si souvent entendu me semble de moins en moins un cliché.

Un divorce long et difficile me permet de savourer ma vie de couple actuelle, une classe cauchemardesque me fait mesurer le plaisir d’enseigner à mes petits élèves, le parcours PMA m’a fait prendre conscience de mes ressources intérieures.

Pendant ces dernières années, j’ai vécu avec l’impression d’être une petite chose fragile, ballottée selon le bon vouloir des médecins. Celle pour qui son mari s’inquiète tant, celle qu’on plaint ou qu’on veut ménager.

Depuis la rentrée, malgré les pleurs et les moments de blues, je me sens plus forte. J’ai suivi un cycle de 8 semaines de MBSR : un programme de réduction du stress fondé sur la pleine conscience, la méditation, la communication… L’instructrice nous a proposé entre autres la méditation de la montagne : même au milieu de la pluie, des orages, du vent, qu’elle soit prise en photo ou cachée par les nuages, la montagne reste toujours là-même, imperturbable et indestructible. Je me sens plus stable comme la montagne, avec la conviction que même si j’ai des moments de doute, je ne vais pas sombrer. Cette confiance en moi est un sentiment tout nouveau. Je me dis enfin que je ne suis pas si fragile que ça.

J’ai aussi l’impression de contrôler davantage ma vie, de ne pas seulement subir ou attendre. J’ai lu The Miracle Morning de Hal Herold sur les conseils d’une amie : en bref, se lever plus tôt pour commencer positivement sa journée permet d’influencer positivement sa vie. Depuis trois semaines, je règle donc mon réveil une heure plus tôt pour faire quelques étirements, méditer, écrire, lire et promener tranquillement mon chien avant d’aller travailler. Je me sens plus énergique, plus active et en même temps plus sereine.

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Autre nouveauté : chaque matin, je remplis mon « Habits trackers » (sur ce modèle trouvé sur pinterest) où je suis les habitudes que je souhaite mettre en place : je me focalise sur ce que j’ai réussi à faire de positif et non sur les manques. Je poursuis aussi mon journal de gratitude : je note mes petits bonheurs, toutes les raisons d’aimer la vie au quotidien, tout ce qui fait que je suis vraiment chanceuse. Je fais le choix de voir le verre à moitié plein comme me l’a conseillé une femme inspirante.

It’s what you are doing that is determinating who you are becoming.

Je ne veux plus attendre.