Mi-figue mi-raisin

Mon père me faisait remarquer que mon dernier article était vraiment mi-figue, mi-raisin. Peut-être parce que JE suis mi-figue, mi-raisin en ce moment.

Je bricole des p’tites poules, je cherche mon arbre de Pâques, et je décore des sablés en forme d’œufs … et puis je pense que j’aurais aimé partager ces moments avec mon enfant.

Je me défoule toute seule dans mon nouveau jardin partagé, à profiter des rayons fugaces du soleil… et puis ma gorge se noue car ce n’est pas comme ça que j’avais imaginé de passer le dimanche de Pâques.

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Je vais manger chez mes parents avec plaisir … mais en contemplant à regrets le jardin dans lequel aucune chasse aux œufs ne sera organisée (ok, il pleuvait et mon chien les aurait tous mangés, n’empêche !)

Je passe une très agréable après-midi couture avec deux copines, rythmée par les bruits des jeux de leurs enfants. Et je pleure le soir dans mon lit sur cette vie de famille que je ne connaîtrai jamais … et que j’ai, malgré tout, tant de plaisir à côtoyer.

Alors même si je souris, si je suis pleine d’enthousiasme et de projets, si je vais de l’avant, cela ne veut pas dire que je suis passée à autre chose !  Les larmes coulent en écrivant cet article, et j’ai un nœud dans le ventre parce que je n’ai toujours pas répondu à l’invitation de ma cousine nous proposant de venir les voir, eux jeunes parents d’une petite pépette de quelques mois…

Et certains jours je n’ai pas envie qu’on me rappelle que j’ai déjà tellement de chance d’avoir un mari aimant, un métier, un toit, des amis, des passions… Je n’ai pas envie de culpabiliser parce que d’autres sont tellement plus malheureux… Je n’ai pas envie de me sentir gênée parce qu’on part ENCORE en vacances …   J’ai juste envie de pleurer tout mon saoul, parce que même si je suis une femme, une épouse, une amie, une marraine, une soeur, une fille, une petite fille, une maitresse, une voisine, … je ne serai jamais maman.

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14 réflexions sur “Mi-figue mi-raisin

  1. annmy dit :

    je vois tout à fait ce que tu veux dire… des bisous de réconfort.
    en passant, j’adore la photo de ton jardin ; vivement la prochaine quand les petites graines auront poussé ! Et la suivant avec les légumes plus hauts…

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  2. mamzellefleur dit :

    Je ne peux pas imaginer ce que c’est, mais je peux comprendre que cela reste douloureux, que le manque te rattrape. Tu as accepté mais tu n’as pas choisi, cela fait toute la différence.
    Alors oui, tu as bien le droit de pleurer . Je t’envoie des wagons de câlins.

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  3. SuperM13 dit :

    Je comprends et merci pour cet article qui tombe si bien ; j’ai pleuré hier car demain on organise les 40 ans d’une amie enceinte de 6 mois avec les autres, au parc , avec tous les enfants aussi. J’ai la boule au ventre en pensant à cette journée… Même si c’est moi qui l’ai organisée ! Moi ça provoque encore chez moi des crises d’angoisse, de ne pas faire face, de pleurer en public, bref je tr trouve beaucoup plus figue que raisin, par rapport à moi, alors encore merci et bravo !

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    • Pitite chouquette dit :

      A chacun son rythme… Et chapeau d’avoir organisé ça pour ton amie ! Les plus « anciennes » sont toutes unanimes pour dire que le temps fait beaucoup. Il faut prendre soin de soi et de tout ce qui fait que la vie est belle… Et accepter d’avoir mal par moments, parfois ou souvent …

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  4. Impératrice Wala Wala dit :

    Je ne peux qu’imaginer ta peine, et j’aimerais qu’on puisse la soulager, l’alléger, la partager pour qu’elle soit plus légère…Tu as le droit de pleurer, de ne pas culpabiliser, tu es précieuse et n’etouffe pas ta douleur pour les autres.
    De gros câlins par tonneaux.

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  5. Sandrine Dumont dit :

    Hello ma pauvre Chouquette

    Je compatis vraiment à ta peine… je sais qu’aucun mot ne peut consoler cela, et que très peu de gens comprennent vraiment ce que c’est. Ce que je veux partager avec toi, c’est que j’ai connu cet état aussi, ces larmes, cette colère, ce sentiment d’avoir beaucoup mais pas l’essentiel, d’être bloquée dans ma vie alors que les autres avancent, d’être une espèce de prisonnière de moi-même en quelque sorte. Je croyais que je n’en sortirai jamais… et puis un jour, inouï, c’est parti : je ne peux même pas t’expliquer comment ça s’est fait, mais un jour j’ai réalisé que la peine était partie, que je pouvais à nouveau voir des enfants sans avoir envie de pleurer, et que même si ça me rendait un peu triste, c’était juste un peu, pas violent et pas déstabilisant. Je ne sais pas très bien comment te le raconter : c’est vraiment comme si le poids s’était envolé. Comme si j’avais tout accepté et digéré, que le vrai bonheur était revenu, pour de bon… et ça fait vraiment du bien, même si je ne sais pas ce que j’ai fait pour que ça arrive.
    SI tu veux venir un week-end à Paris avec ton mari pour te changer les idées, je serai très heureuse de te revoir. Gros bisous et courage !

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